Tu te souviens de ce discours mémorable de Thomas Kanza à la tribune de l'ONU en ? Ou encore de ces allocutions de Félix Tshisekedi qui ont marqué la nation ? La parole en public, c'est l'arme la plus puissante de notre époque. Que tu rêves de devenir ministre, enseignant, entrepreneur ou simplement un citoyen qui compte, maîtriser l'art oratoire te donnera un avantage énorme. En RD Congo, où chaque mot compte dans les débats politiques, les assemblées communautaires ou même les réunions de quartier, savoir s'exprimer clairement peut changer une vie. Ce sujet d'examen te prépare à affronter l'épreuve de littérature avec confiance. Prêt à dominer l'art de convaincre ?
Exercice 1 : Compréhension d'un discours politique (5 points)
Voici un extrait du discours de clôture du Forum de Goma sur la paix dans les Grands Lacs, prononcé par une personnalité politique congolaise en 2024. Lis attentivement ce texte et réponds aux questions.
- Discours prononcé à Goma le 15 mars 2024
- Thème : 'La paix par le dialogue : l'exemple du Nord-Kivu'
- Durée estimée : 8 minutes
- Public : 500 participants dont 200 jeunes
- Identifie les trois types de discours (délibératif, judiciaire, épidictique) présents dans cet extrait. Justifie chaque réponse par un exemple précis du texte.
- Relevez trois procédés stylistiques utilisés par l'orateur pour renforcer son argumentation. Explique leur effet sur l'auditoire.
- Dans quel but l'orateur utilise-t-il des exemples concrets comme 'le marché de Masisi' ou 'l'école de Rutshuru' ?
- Propose une reformulation plus percutante de la phrase : 'Nous devons tous nous engager pour que cette paix ne soit pas un rêve mais une réalité palpable.'
Solution complète
Question 1 (2 pts) — Identifie les trois types de discours (délibératif, judiciaire, épidictique) présents dans cet extrait. Justifie chaque réponse par un exemple précis du texte.
- Discours délibératif — L'orateur propose des solutions pour l'avenir : 'nous devons tous nous engager', 'construire ensemble'. Ces phrases visent à convaincre l'auditoire d'agir dans le présent pour un futur meilleur.
- Discours épidictique — L'orateur célèbre la paix et la résilience des populations : 'peuple congolais qui a tant souffert', 'cette terre de courage'. Il s'agit de louer des valeurs positives.
- Discours judiciaire — L'orateur dénonce les responsables des violences : 'ceux qui instrumentalisent les conflits', 'les marchands de la mort'. Il accuse implicitement certains acteurs.
→ Discours délibératif : engagement pour l'avenir (ex: 'construire ensemble'). Discours épidictique : louange des valeurs (ex: 'peuple congolais courageux'). Discours judiciaire : accusation des responsables (ex: 'marchands de la mort').
Question 2 (2 pts) — Relevez trois procédés stylistiques utilisés par l'orateur pour renforcer son argumentation. Explique leur effet sur l'auditoire.
- Métaphore — L'expression 'la paix ne sera pas un rêve mais une réalité palpable' utilise une métaphore qui oppose l'abstrait (rêve) au concret (réalité palpable), créant une image forte.
- Anaphore — La répétition de 'nous' au début de plusieurs phrases ('Nous devons', 'Nous construirons') crée un effet d'insistance et d'unité collective.
- Antithèse — L'opposition entre 'souffert' et 'courage' dans 'peuple congolais qui a tant souffert mais reste debout dans son courage' souligne un contraste saisissant.
→ Métaphore ('réalité palpable'), anaphore ('Nous devons'), antithèse ('souffert/courage'). Ces procédés renforcent l'impact émotionnel et la mémorisation.
Question 3 (1 pts) — Dans quel but l'orateur utilise-t-il des exemples concrets comme 'le marché de Masisi' ou 'l'école de Rutshuru' ?
- Fonction pédagogique — Les exemples concrets comme 'le marché de Masisi' ou 'l'école de Rutshuru' ancrent le discours dans le vécu des auditeurs. Ils rendent les enjeux abstraits de la paix tangibles et compréhensibles pour tous.
→ Les exemples concrets permettent de rendre les enjeux de paix tangibles et compréhensibles pour l'auditoire en s'appuyant sur des réalités locales connues.
Question 4 (1 pts) — Propose une reformulation plus percutante de la phrase : 'Nous devons tous nous engager pour que cette paix ne soit pas un rêve mais une réalité palpable.'
- Reformulation — La phrase originale est abstraite. Une reformulation percutante pourrait utiliser des mots plus directs et imagés : 'Agissons dès maintenant pour que cette paix ne soit plus un vœu pieux, mais une victoire quotidienne que nous toucherons du doigt !'
→ Agissons dès maintenant pour que cette paix ne soit plus un vœu pieux, mais une victoire quotidienne que nous toucherons du doigt !
Barème de correction
| Identification correcte des trois types de discours avec justifications précises | 2 pts |
| Relevé pertinent de trois procédés stylistiques avec explication de leur effet | 2 pts |
| Explication claire de la fonction des exemples concrets | 1 pts |
| Reformulation percutante et grammaticalement correcte | 1 pts |
Exercice 2 : Analyse d'un discours sur l'éducation (4 points)
Tu es chargé(e) d'analyser le discours suivant, prononcé par une ministre de l'Éducation nationale lors de la rentrée scolaire à Kisangani. Le discours est destiné aux enseignants, aux parents d'élèves et aux élèves.
- Discours de rentrée scolaire à Kisangani, septembre 2024
- Public : 300 enseignants, 200 parents, 500 élèves
- Durée : 12 minutes
- Contexte : crise des effectifs scolaires, manque d'enseignants qualifiés
- Reconstitue la structure classique d'un discours (exorde, narration, confirmation, péroraison) en identifiant les parties correspondantes dans ce texte.
- Quels arguments l'oratrice utilise-t-elle pour convaincre les enseignants de rester motivés malgré les difficultés ? Cite deux exemples précis.
- Comment l'oratrice s'adapte-t-elle à son public mixte (enseignants, parents, élèves) ? Donne deux adaptations concrètes.
- Propose une phrase d'accroche plus percutante pour remplacer l'introduction actuelle : 'Chers compatriotes, chers enseignants, chers parents...'
Solution complète
Question 1 (2 pts) — Reconstitue la structure classique d'un discours (exorde, narration, confirmation, péroraison) en identifiant les parties correspondantes dans ce texte.
- Exorde — L'introduction 'Chers compatriotes, chers enseignants, chers parents...' capte l'attention en s'adressant directement à tous les publics et en reconnaissant leur importance.
- Narration — La partie 'Nous traversons une période difficile...' présente les faits concrets : manque d'enseignants, classes surchargées, résultats en baisse. C'est la narration des problèmes.
- Confirmation — Les paragraphes suivants ('Mais je veux vous dire...', 'Nos partenaires...') développent les arguments et les preuves : projets en cours, partenariats, solutions envisagées.
- Péroraison — La conclusion 'Ensemble, écrivons une nouvelle page...' est une exhortation à l'action collective, typique de la péroraison.
→ Exorde : introduction. Narration : présentation des difficultés. Confirmation : arguments et preuves. Péroraison : conclusion mobilisatrice.
Question 2 (1 pts) — Quels arguments l'oratrice utilise-t-elle pour convaincre les enseignants de rester motivés malgré les difficultés ? Cite deux exemples précis.
- Argument émotionnel — L'oratrice utilise 'Votre engagement est une flamme qui éclaire l'avenir de notre nation' pour valoriser le rôle des enseignants et les motiver par la fierté.
- Argument rationnel — Elle cite 'le projet de construction de 50 salles de classe à Kisangani' comme preuve concrète que des solutions existent et que leur travail est reconnu.
→ Argument émotionnel : 'Votre engagement est une flamme qui éclaire l'avenir de notre nation'. Argument rationnel : 'le projet de construction de 50 salles de classe à Kisangani'.
Question 3 (1 pts) — Comment l'oratrice s'adapte-t-elle à son public mixte (enseignants, parents, élèves) ? Donne deux adaptations concrètes.
- Adaptation aux enseignants — L'oratrice utilise un vocabulaire technique et valorisant : 'pédagogues', 'artisans de la connaissance', 'flamme qui éclaire'. Elle reconnaît leur expertise et leur importance.
- Adaptation aux parents — Elle parle de 'l'avenir de vos enfants' et 'des salles de classe accueillantes', utilisant un langage simple et concret qui parle aux préoccupations quotidiennes des parents.
→ Pour les enseignants : vocabulaire technique et valorisant ('pédagogues', 'artisans de la connaissance'). Pour les parents : langage simple sur l'avenir des enfants ('l'avenir de vos enfants', 'salles de classe accueillantes').
Question 4 (1 pts) — Propose une phrase d'accroche plus percutante pour remplacer l'introduction actuelle : 'Chers compatriotes, chers enseignants, chers parents...'
- Phrase d'accroche — Une accroche percutante pourrait être : 'Imaginez une Kisangani où chaque enfant aurait une place à l'école, où chaque enseignant serait fier de son métier... Cette vision, c'est à nous de la réaliser ensemble !' Cette phrase crée une image forte et mobilise immédiatement.
→ Imaginez une Kisangani où chaque enfant aurait une place à l'école, où chaque enseignant serait fier de son métier... Cette vision, c'est à nous de la réaliser ensemble !
Barème de correction
| Reconstitution correcte de la structure du discours avec identification précise des quatre parties | 2 pts |
| Citation pertinente de deux arguments avec explication de leur nature (émotionnel/rationnel) | 1 pts |
| Description claire de deux adaptations au public avec exemples concrets | 1 pts |
| Phrase d'accroche percutante, grammaticalement correcte et adaptée au contexte | 1 pts |
Exercice 3 : Rédaction d'un discours sur la paix (6 points)
Tu es invité(e) à prononcer un discours de 3 minutes lors d'une cérémonie de paix dans ta ville (choisis entre Kinshasa, Lubumbashi, Goma ou Kisangani). Le thème est : 'La jeunesse congolaise, acteur de la paix'. Rédige ce discours en respectant les contraintes suivantes : introduction percutante, développement structuré en deux parties, conclusion mobilisatrice.
- Durée : 3 minutes (environ 400 mots)
- Public : jeunes, responsables locaux, médias
- Contexte : tensions communautaires récentes dans la ville choisie
- Contrainte : utiliser au moins une métaphore et une anaphore
- Rédige l'introduction de ton discours (5-6 lignes) en utilisant une accroche forte adaptée à ta ville.
- Développe la première partie : 'Les défis de la jeunesse congolaise face aux conflits' (8-10 lignes). Utilise des exemples concrets de ta ville.
- Développe la deuxième partie : 'Les solutions par l'éducation et le dialogue' (8-10 lignes). Propose des actions concrètes.
- Rédige une conclusion mobilisatrice (4-5 lignes) qui appelle à l'action collective.
Solution complète
Question 1 (2 pts) — Rédige l'introduction de ton discours (5-6 lignes) en utilisant une accroche forte adaptée à ta ville.
- Exemple pour Goma — Chers amis, chers frères et sœurs de Goma, imaginez un instant notre ville comme un volcan endormi. Sous la surface, la lave des tensions couve. Mais nous, la jeunesse, nous sommes l'eau qui peut éteindre ce feu. Nous ne sommes pas des victimes, nous sommes les architectes de notre avenir !
→ Chers amis, chers frères et sœurs de Goma, imaginez un instant notre ville comme un volcan endormi. Sous la surface, la lave des tensions couve. Mais nous, la jeunesse, nous sommes l'eau qui peut éteindre ce feu. Nous ne sommes pas des victimes, nous sommes les architectes de notre avenir !
Question 2 (2 pts) — Développe la première partie : 'Les défis de la jeunesse congolaise face aux conflits' (8-10 lignes). Utilise des exemples concrets de ta ville.
- Exemple pour Kinshasa — À Kinshasa, nos quartiers comme Matete ou Kimbanseke vivent au rythme des tensions intercommunautaires. Chaque semaine, des jeunes meurent dans des règlements de comptes. Le chômage frappe 60% des moins de 25 ans selon la Banque mondiale. Nos écoles sont devenues des lieux de division plutôt que d'union. Pourtant, nous sommes 20 millions de jeunes à Kinshasa, une force démographique immense !
→ À Kinshasa, nos quartiers comme Matete ou Kimbanseke vivent au rythme des tensions intercommunautaires. Chaque semaine, des jeunes meurent dans des règlements de comptes. Le chômage frappe 60% des moins de 25 ans selon la Banque mondiale. Nos écoles sont devenues des lieux de division plutôt que d'union. Pourtant, nous sommes 20 millions de jeunes à Kinshasa, une force démographique immense !
Question 3 (2 pts) — Développe la deuxième partie : 'Les solutions par l'éducation et le dialogue' (8-10 lignes). Propose des actions concrètes.
- Exemple pour Lubumbashi — La solution ? L'éducation à la paix dès l'école primaire. Créons des clubs de dialogue où les jeunes de différents quartiers pourront se rencontrer. Développons des projets économiques comme ces coopératives agricoles que j'ai vues à Kipushi. Et surtout, formons 1000 jeunes médiateurs d'ici 2026 pour désamorcer les conflits avant qu'ils n'éclatent. La paix ne se décrète pas, elle se construit pierre par pierre.
→ La solution ? L'éducation à la paix dès l'école primaire. Créons des clubs de dialogue où les jeunes de différents quartiers pourront se rencontrer. Développons des projets économiques comme ces coopératives agricoles que j'ai vues à Kipushi. Et surtout, formons 1000 jeunes médiateurs d'ici 2026 pour désamorcer les conflits avant qu'ils n'éclatent. La paix ne se décrète pas, elle se construit pierre par pierre.
Question 4 (2 pts) — Rédige une conclusion mobilisatrice (4-5 lignes) qui appelle à l'action collective.
- Exemple de conclusion — Alors, jeunes de Goma, levons-nous ! Que chaque quartier, chaque école, chaque marché devienne un lieu de dialogue. Ensemble, nous écrirons une nouvelle page de notre histoire. La paix n'est pas un rêve lointain, c'est un choix que nous faisons aujourd'hui. Et ce choix, nous le faisons MAINTENANT !
→ Alors, jeunes de Goma, levons-nous ! Que chaque quartier, chaque école, chaque marché devienne un lieu de dialogue. Ensemble, nous écrirons une nouvelle page de notre histoire. La paix n'est pas un rêve lointain, c'est un choix que nous faisons aujourd'hui. Et ce choix, nous le faisons MAINTENANT !
Barème de correction
| Introduction percutante avec accroche adaptée au contexte local (métaphore ou image forte) | 2 pts |
| Développement structuré en deux parties avec exemples concrets et pertinents pour la ville choisie | 2 pts |
| Conclusion mobilisatrice avec appel à l'action clair et utilisation d'une anaphore | 1 pts |
| Respect des contraintes (durée, métaphore, anaphore, adaptation au public) | 1 pts |
Exercice 4 : Questions de réflexion sur la rhétorique (5 points)
Réponds de manière argumentée et structurée aux questions suivantes sur la rhétorique et l'art oratoire.
- Pourquoi dit-on que 'la parole est d'argent mais le silence est d'or' ? Comment cette maxime s'applique-t-elle à la prise de parole en public en RD Congo ?
- Quels sont les avantages et les limites de l'utilisation des proverbes congolais dans un discours politique ou social ? Donne deux exemples de proverbes et explique leur utilisation.
- En quoi la maîtrise de l'art oratoire peut-elle être un outil de développement économique pour la RD Congo ? Illustre avec un exemple concret.
- Quelles sont les trois erreurs les plus fréquentes que tu observes chez les jeunes orateurs congolais ? Propose une solution pour chacune.
Solution complète
Question 1 (2 pts) — Pourquoi dit-on que 'la parole est d'argent mais le silence est d'or' ? Comment cette maxime s'applique-t-elle à la prise de parole en public en RD Congo ?
- Explication de la maxime — La parole ('parole est d'argent') représente la valeur des mots pour convaincre, enseigner ou vendre une idée. Le silence ('silence est d'or') représente la sagesse de choisir le bon moment pour parler, ou parfois de se taire pour écouter. En RD Congo, où les mots peuvent déclencher des violences ou au contraire calmer les esprits, cette maxime rappelle l'importance de la responsabilité dans la communication.
→ La parole est précieuse car elle permet de transmettre des idées et de convaincre, mais le silence est tout aussi précieux car il permet de choisir le bon moment pour s'exprimer et parfois d'écouter pour mieux comprendre. En RD Congo, cette maxime rappelle que chaque mot compte dans un contexte où les tensions sociales peuvent être exacerbées par des discours mal maîtrisés.
Question 2 (2 pts) — Quels sont les avantages et les limites de l'utilisation des proverbes congolais dans un discours politique ou social ? Donne deux exemples de proverbes et explique leur utilisation.
- Avantages — Les proverbes congolais comme 'Mwana nkoyi asala te, mwana nkoyi aboma te' (L'enfant de l'éléphant ne se perd pas, l'enfant de l'éléphant ne se trompe pas) ou 'Bitondi bya mabala, mabala ya bitondi' (Les feuilles des arbres, les arbres des feuilles) ont l'avantage d'être immédiatement compris et de s'appuyer sur la sagesse collective. Ils créent un lien émotionnel fort avec l'auditoire.
- Limites — Les proverbes peuvent sembler trop traditionnels ou trop locaux pour certains publics urbains ou jeunes. Ils peuvent aussi être mal interprétés si le contexte n'est pas clair. Il faut les utiliser avec parcimonie et les expliquer brièvement pour éviter toute ambiguïté.
→ Avantages : compréhension immédiate, lien émotionnel, sagesse collective. Limites : peuvent sembler trop traditionnels, risque de mal interprétation, besoin d'explication. Exemple : 'Mwana nkoyi asala te...' pour valoriser la jeunesse congolaise, ou 'Bitondi bya mabala...' pour parler d'interdépendance.
Question 3 (1 pts) — En quoi la maîtrise de l'art oratoire peut-elle être un outil de développement économique pour la RD Congo ? Illustre avec un exemple concret.
- Exemple concret — Un entrepreneur de Lubumbashi qui veut lancer une coopérative minière artisanale doit convaincre les banques, les autorités locales et les partenaires internationaux. S'il maîtrise l'art oratoire, il pourra présenter son projet de manière claire, convaincante et adaptée à chaque public. Par exemple, il pourrait utiliser des chiffres précis pour les banquiers ('un retour sur investissement de 15% en 3 ans'), des exemples concrets pour les autorités ('création de 50 emplois dans la commune de Kipushi'), et une vision inspirante pour les partenaires ('faire de la RDC un leader africain de l'exploitation minière responsable').
→ La maîtrise de l'art oratoire permet de mieux communiquer ses projets, de convaincre les investisseurs et partenaires, et de mobiliser les citoyens. Par exemple, un entrepreneur de Lubumbashi qui présente clairement son projet de coopérative minière peut obtenir plus facilement des financements et créer des emplois locaux.
Question 4 (2 pts) — Quelles sont les trois erreurs les plus fréquentes que tu observes chez les jeunes orateurs congolais ? Propose une solution pour chacune.
- Erreur 1 : parler trop vite — Beaucoup de jeunes orateurs parlent trop vite par nervosité ou par manque de préparation. Solution : s'entraîner devant un miroir, enregistrer son discours et le réécouter pour ajuster le rythme. Utiliser des pauses stratégiques pour marquer les transitions.
- Erreur 2 : langage inadapté — Certains utilisent un langage trop formel ou trop familier sans adapter au public. Solution : adapter son registre. Pour un discours devant des paysans, utiliser un langage simple et imagé. Pour un discours devant des universitaires, utiliser un langage plus technique mais toujours accessible.
- Erreur 3 : manque de structure — Beaucoup oublient de structurer leur discours ou le font de manière confuse. Solution : utiliser la structure classique (introduction, développement en 2-3 parties, conclusion). Préparer un plan détaillé avant de rédiger.
→ Erreur 1 : parler trop vite → s'entraîner avec enregistrement et utiliser des pauses. Erreur 2 : langage inadapté → adapter le registre au public. Erreur 3 : manque de structure → utiliser un plan détaillé (intro-développement-conclusion).
Barème de correction
| Explication claire et argumentée de la maxime avec application au contexte congolais | 2 pts |
| Analyse équilibrée des avantages et limites des proverbes avec deux exemples pertinents | 2 pts |
| Exemple concret et réaliste montrant le lien entre art oratoire et développement économique | 1 pts |
| Identification pertinente des trois erreurs courantes avec solutions adaptées | 2 pts |