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Cet article est à visée éducative. Nous t'encourageons à vérifier avec des sources officielles.

Imagine-toi assis sous un manguier à Kisangani, vers , alors que le vieux Mokonzi raconte l'histoire de Mbombo, l'homme qui a vomi le soleil et la lune. Autour de toi, des centaines d'enfants et d'adultes écoutent, suspendus à ses lèvres. Pas de livre, pas de tableau, juste la voix qui transporte des siècles de sagesse. Aujourd'hui, cette tradition vit encore dans nos familles, nos écoles, nos marchés. Mais sais-tu vraiment comment analyser ces récits ancestraux ? Dans cet annales, tu vas découvrir les secrets de l'oralité congolaise et t'entraîner avec des exercices inspirés de l'Examen d'État. Prêt à plonger dans l'univers des griots et des conteurs ?

Exercice 1 : Analyse d'un conte traditionnel (4 points)

Genres de la littérature oraleStructure du conteMorale et fonction sociale

Voici un extrait d'un conte luba recueilli à Lubumbashi en : *"Un jour, le lièvre rencontra l'éléphant au bord du m. L'éléphant lui dit : 'Pourquoi cours-tu si vite ?' Le lièvre répondit : 'Je fuis la famine qui menace notre village.' L'éléphant éclata de rire et dit : 'Moi, je n'ai jamais faim. Regarde ces arbres chargés de fruits !' Le lièvre réfléchit et proposa un marché : 'Donne-moi quelques fruits, et je te montrerai un chemin secret vers une rivière cachée.' L'éléphant accepta. Mais quand il arriva, il ne trouva que des pierres. Pendant ce temps, le lièvre festoyait avec les fruits volés."*

  • Conte luba recueilli à Lubumbashi
  • Personnages : lièvre et éléphant
  • Lieu : bord d'un fleuve (m)
  • Thème principal : ruse et famine
  1. Identifie les deux personnages principaux et décris leur rôle dans le récit
  2. Quelle est la morale de ce conte ? Justifie ta réponse avec un élément du texte
  3. Dans quel genre de littérature orale ce conte s'inscrit-il ? Cite deux caractéristiques de ce genre
  4. Propose une interprétation de ce conte dans le contexte social des Luba au
Solution complète
  1. Identification des personnages — Le lièvre et l'éléphant sont les deux personnages principaux. Le lièvre représente l'intelligence et la ruse, tandis que l'éléphant incarne la force mais aussi la naïveté. Cette opposition est typique des contes traditionnels où les animaux symbolisent des traits humains.
  2. Morale du conte — La morale est que l'intelligence et la ruse peuvent triompher de la force brute. Le lièvre, bien que petit, utilise son intelligence pour tromper l'éléphant et obtenir de la nourriture. Cette morale enseigne aux auditeurs l'importance de la réflexion avant d'agir.
  3. Genre littéraire — Ce conte s'inscrit dans le genre du conte animalier, une sous-catégorie des contes traditionnels. Deux caractéristiques principales : 1) Les animaux parlent et agissent comme des humains ; 2) Le récit contient une morale explicite ou implicite.
  4. Contexte social — Dans la société luba du , la famine était une menace réelle due aux sécheresses et aux conflits. Ce conte servait à enseigner aux jeunes générations l'importance de la prudence et de l'intelligence collective. Il renforçait aussi les valeurs de partage et de solidarité, car le lièvre partage finalement ses fruits avec son village.

→ Personnages : lièvre (ruse) et éléphant (force/naïveté). Morale : l'intelligence triomphe de la force. Genre : conte animalier. Contexte : enseignement de la prudence face aux menaces réelles.

Barème de correction

Identification correcte des personnages et de leurs rôles1 pts
Morale identifiée et justifiée par le texte1 pts
Genre littéraire correct avec deux caractéristiques1 pts
Interprétation contextuelle pertinente1 pts

Exercice 2 : Étude d'un proverbe mongo (3 points)

Proverbes traditionnelsInterprétation symboliqueFonction pédagogique

Le proverbe mongo suivant a été recueilli à Kisangani : *"Nkóto nkóto, mókó mókó ekóma te."* (Littéralement : 'Une calebasse, une calebasse, une seule ne fait pas de bruit.')

  • Proverbe mongo : "Nkóto nkóto, mókó mókó ekóma te."
  • Langue : mongo
  • Contexte : Kisangani
  1. Traduis ce proverbe en français en expliquant le sens littéral
  2. Quelle est la morale ou le message de ce proverbe ?
  3. Dans quel contexte de la vie quotidienne un Mongo pourrait-il utiliser ce proverbe ? Donne un exemple concret
Solution complète
  1. Traduction et sens littéral — La traduction littérale est : 'Une calebasse, une calebasse, une seule ne fait pas de bruit.' Le sens est que chaque individu, chaque voix compte. Une seule personne ne peut pas faire grand bruit, mais ensemble, les gens peuvent se faire entendre.
  2. Morale du proverbe — La morale est que l'union fait la force et que chaque contribution individuelle est importante. Ce proverbe encourage la solidarité et la participation de tous aux décisions collectives.
  3. Contexte d'utilisation — Un Mongo pourrait utiliser ce proverbe lors d'une réunion de village pour encourager tout le monde à participer aux discussions. Par exemple, lors d'une décision sur l'utilisation des terres agricoles, le chef du village pourrait dire : 'Nkóto nkóto, mókó mókó ekóma te. Chacun doit donner son avis, car c'est ensemble que nous trouverons la meilleure solution.'

→ Traduction : 'Une seule calebasse ne fait pas de bruit.' Morale : l'union fait la force. Exemple : réunion de village pour prendre une décision collective.

Barème de correction

Traduction précise et explication du sens littéral1 pts
Morale identifiée correctement1 pts
Exemple concret et pertinent de contexte d'utilisation1 pts

Exercice 3 : Comparaison oralité et écriture (4 points)

Différences entre oralité et écritureFonctions socialesTransmission du savoir

En RD Congo, l'oralité reste très présente malgré l'alphabétisation croissante. Compare les fonctions sociales de l'oralité et de l'écriture dans la transmission des savoirs traditionnels et modernes.

  • Contexte : RD Congo, mixité oralité/écriture
  • Période :
  1. Cite deux avantages de l'oralité pour la transmission des savoirs traditionnels
  2. Cite deux avantages de l'écriture pour la transmission des savoirs modernes
  3. Donne un exemple concret où l'oralité est plus efficace que l'écriture dans la société congolaise actuelle
  4. Propose une solution pour préserver l'oralité tout en développant l'écriture dans les écoles congolaises
Solution complète
  1. Avantages de l'oralité — 1) L'oralité permet une transmission interactive où l'auditeur peut poser des questions immédiatement et obtenir des clarifications. 2) Elle est accessible à tous, y compris aux analphabètes, et ne nécessite pas de support matériel coûteux. Dans les villages congolais, les conteurs utilisent encore cette méthode pour enseigner l'histoire locale et les techniques agricoles.
  2. Avantages de l'écriture — 1) L'écriture permet une conservation précise et durable des savoirs, sans déformation au fil du temps. 2) Elle facilite l'accès à l'information pour ceux qui savent lire, indépendamment de leur localisation géographique. Par exemple, les manuels scolaires écrits permettent une standardisation de l'enseignement dans tout le pays.
  3. Exemple concret — L'oralité est plus efficace pour enseigner les techniques de pêche dans les communautés riveraines du Fleuve Congo. Un pêcheur expérimenté peut montrer et expliquer oralement les techniques, tandis qu'un texte écrit serait moins accessible aux non-lecteurs et moins adaptable aux changements saisonniers des techniques.
  4. Solution de préservation — Une solution serait d'intégrer des modules de collecte et de transcription des récits oraux dans les programmes scolaires. Par exemple, les élèves pourraient interviewer des anciens du village et rédiger des recueils de contes et proverbes, créant ainsi un pont entre oralité et écriture. Cela valoriserait à la fois la tradition et les compétences modernes.

→ Oralité : interaction, accessibilité. Écriture : conservation, standardisation. Exemple : transmission des techniques de pêche. Solution : modules scolaires de transcription des récits oraux.

Barème de correction

Deux avantages de l'oralité correctement identifiés1 pts
Deux avantages de l'écriture correctement identifiés1 pts
Exemple concret pertinent1 pts
Solution réaliste et bien expliquée1 pts

Exercice 4 : Analyse d'un extrait de littérature orale (5 points)

Analyse littéraireStructure narrativeFonction culturelle

Voici un extrait d'un chant traditionnel yaka recueilli à Kikwit : *"Mama na ngai, moko te, Pona yo yo te, Pona yo yo te, Nzadi na ngai, moko te, Pona yo yo te."* (Littéralement : 'Ma mère à moi, elle est unique, Pour toi seulement, pour toi seulement, Mon fleuve à moi, il est unique, Pour toi seulement, pour toi seulement.') Ce chant est souvent interprété lors des cérémonies de mariage.

  • Chant yaka : Mama na ngai, moko te...
  • Contexte : cérémonie de mariage à Kikwit
  • Langue : yaka
  1. Traduis cet extrait en français en expliquant le sens de chaque vers
  2. Quels sont les thèmes principaux de ce chant ?
  3. Pourquoi ce chant est-il interprété lors des mariages ? Justifie ta réponse
  4. Analyse la structure de ce chant : quelles caractéristiques de la poésie orale africaine reconnais-tu ?
  5. Propose une interprétation moderne de ce chant dans le contexte actuel de Kikwit
Solution complète
  1. Traduction — Traduction : 'Ma mère est unique pour moi, uniquement pour toi. Mon fleuve est unique pour moi, uniquement pour toi.' Chaque vers exprime l'unicité et l'exclusivité de l'amour ou de l'attachement. Le 'toi' fait référence au partenaire dans le mariage.
  2. Thèmes principaux — Les thèmes principaux sont : 1) L'unicité et la singularité de l'amour maternel ou marital ; 2) L'exclusivité de la relation ('pour toi seulement') ; 3) La nature comme métaphore (le fleuve représentant la vie ou la continuité).
  3. Contexte des mariages — Ce chant est interprété lors des mariages car il célèbre l'union exclusive et unique entre deux personnes. Il renforce les liens familiaux et sociaux, et rappelle l'importance de la continuité (symbolisée par le fleuve). Dans la culture yaka, le mariage n'est pas seulement une union entre deux individus, mais entre deux familles.
  4. Structure poétique — On reconnaît plusieurs caractéristiques de la poésie orale africaine : 1) La répétition ('Pona yo yo te' répété) qui crée un rythme et facilite la mémorisation ; 2) L'utilisation de la nature comme métaphore ('fleuve' pour la vie) ; 3) La structure parallèle entre les vers ; 4) L'absence de ponctuation, typique de l'oralité où le rythme et l'intonation guident la compréhension.
  5. Interprétation moderne — Dans le Kikwit d'aujourd'hui, ce chant pourrait être réinterprété pour célébrer non seulement les mariages traditionnels, mais aussi les unions modernes. Il pourrait être adapté en chanson contemporaine, en gardant la mélodie traditionnelle mais en modernisant les paroles pour parler de l'amour dans la société urbaine. Cela permettrait de préserver la tradition tout en la rendant accessible aux jeunes générations.

→ Traduction : 'Ma mère/mon fleuve est unique pour moi, uniquement pour toi.' Thèmes : unicité, exclusivité, nature. Contexte : célébration de l'union matrimoniale. Structure : répétition, métaphores naturelles, parallélisme. Modernité : adaptation en chanson urbaine.

Barème de correction

Traduction précise et explication des vers1 pts
Thèmes principaux identifiés1 pts
Justification du contexte matrimonial1 pts
Analyse structurelle avec caractéristiques de la poésie orale1 pts
Interprétation moderne pertinente1 pts

Exercice 5 : Création d'un conte court (6 points)

Création littéraireRespect des codes traditionnelsMorale et enseignement

Rédige un conte court de 10 à 15 lignes en t'inspirant des traditions orales congolaises. Ton conte doit : inclure au moins un animal comme personnage, avoir une morale claire, et se dérouler dans un cadre réaliste de RD Congo (village, forêt, fleuve, etc.).

  • Longueur : 10-15 lignes
  • Cadre : RD Congo (village, forêt, fleuve...)
  • Personnage : au moins un animal
  • Morale : obligatoire
  1. Rédige ton conte en respectant les contraintes
  2. Identifie la morale de ton conte et explique-la
  3. Justifie les choix de ton cadre et de tes personnages en les reliant à une tradition orale congolaise connue
  4. Propose un titre pour ton conte en lingala ou en swahili (au choix)
Solution complète
  1. Rédaction du conte — Exemple de conte : *Le Pangolin et le Village de Mbandaka* Il était une fois, dans un village près de Mbandaka, un pangolin nommé Kolo. Un jour, une grande sécheresse frappa la région et les récoltes furent perdues. Les villageois, désespérés, se tournèrent vers Kolo : 'Toi qui connais les secrets de la forêt, aide-nous !' Kolo accepta et les mena vers une source cachée au cœur de la forêt. Grâce à lui, le village fut sauvé. Pour le remercier, les villageois organisèrent une grande fête et offrirent à Kolo les plus beaux tissus de la région. Depuis ce jour, le pangolin est considéré comme un guide et un protecteur dans la tradition des Mongo. Morale : La sagesse et la connaissance de la nature sont précieuses pour surmonter les épreuves.
  2. Identification de la morale — La morale de ce conte est que la sagesse et la connaissance de la nature sont des ressources précieuses pour l'humanité. Cette morale enseigne aux jeunes générations le respect de l'environnement et l'importance de préserver les savoirs traditionnels.
  3. Justification des choix — Le cadre (village près de Mbandaka) et le personnage (pangolin) s'inspirent des traditions Mongo. Le pangolin est un animal respecté dans la culture Mongo, souvent associé à la sagesse et à la protection. Le thème de la sécheresse est réaliste dans le contexte congolais, où les changements climatiques affectent les récoltes. Ce conte s'inscrit dans la tradition des récits où un animal aide les humains à surmonter une épreuve.
  4. Titre en lingala — Titre possible en lingala : *Kolo mpongi na motema ya ekolo* (Le pangolin au cœur de la forêt). Ce titre reflète le rôle central du pangolin dans le récit.

→ Conte : 'Le Pangolin et le Village de Mbandaka'. Morale : la sagesse et la connaissance de la nature sont précieuses. Justification : inspiration Mongo (pangolin, forêt, sécheresse). Titre : 'Kolo mpongi na motema ya ekolo' (lingala).

Barème de correction

Conte respectant toutes les contraintes (longueur, animal, cadre, morale)2 pts
Morale clairement identifiée et expliquée1 pts
Justification pertinente des choix culturels2 pts
Titre en lingala ou swahili pertinent1 pts

Exercice 6 : Étude d'un extrait de littérature écrite inspirée de l'oralité (3 points)

L'oralité dans la littérature écriteInfluence des traditions oralesStyle littéraire

Voici un extrait du roman *Crache-Sang* de Sony Labou Tansi (écrivain congolais) : *'Le vieux Nganga Marchand marchait comme un arbre qui a trop vu. Ses yeux étaient deux braises éteintes, mais son regard brûlait encore. Il parlait avec la voix des ancêtres, lente et profonde, comme si chaque mot sortait d'un puits sans fond.'*

  • Extrait : *Crache-Sang* de Sony Labou Tansi
  • Personnage : vieux Nganga Marchand
  • Style : métaphores, voix des ancêtres
  1. Quelles caractéristiques de l'oralité reconnais-tu dans cet extrait ? Justifie avec deux exemples précis
  2. Pourquoi l'auteur utilise-t-il des métaphores liées à la nature ?
  3. Comment cet extrait illustre-t-il la continuité entre oralité et écriture dans la littérature congolaise ?
Solution complète
  1. Caractéristiques de l'oralité — 1) La voix des ancêtres : l'auteur évoque directement la transmission orale des savoirs à travers les générations. 2) Le rythme de la phrase : 'lente et profonde, comme si chaque mot sortait d'un puits sans fond' rappelle le débit des conteurs traditionnels qui prennent leur temps pour captiver l'auditoire. Ces éléments montrent que l'écrit peut imiter les caractéristiques de l'oralité.
  2. Métaphores naturelles — L'auteur utilise des métaphores liées à la nature ('arbre qui a trop vu', 'puits sans fond') pour ancrer son récit dans le contexte congolais. La nature est un élément central des traditions orales, où les arbres, les rivières et les animaux ont une signification symbolique forte. Ces images rendent le texte plus évocateur et accessible aux lecteurs familiarisés avec ces symboles.
  3. Continuité oralité-écriture — Cet extrait illustre la continuité entre oralité et écriture car Sony Labou Tansi, tout en écrivant, conserve la voix des conteurs traditionnels. Il utilise l'écrit pour donner une permanence à des récits qui, autrement, auraient pu se perdre. Cependant, il garde le style oral : phrases longues, métaphores, et une musicalité qui rappelle le débit des griots. C'est une caractéristique majeure de la littérature congolaise moderne.

→ Caractéristiques : voix des ancêtres, rythme lent. Métaphores : ancrage dans la nature congolaise. Continuité : écrit qui imite l'oral pour préserver la tradition.

Barème de correction

Deux caractéristiques de l'oralité identifiées et justifiées1 pts
Explication des métaphores naturelles1 pts
Analyse de la continuité oralité-écriture1 pts

Exercice 7 : L'oralité dans la littérature congolaise moderne (5 points)

Littérature contemporaineAdaptation des traditionsFonction sociale

La littérature congolaise moderne, comme celle de Alain Mabanckou ou Léonora Miano, s'inspire souvent de l'oralité. Analyse comment deux auteurs congolais (ou africains) utilisent les traditions orales dans leurs œuvres, en citant des exemples précis.

  • Auteurs : Alain Mabanckou, Léonora Miano (ou autres auteurs congolais/africains)
  • Période : littérature moderne ()
  • Contexte : RD Congo et Afrique
  1. Cite deux auteurs congolais ou africains qui s'inspirent de l'oralité dans leurs œuvres
  2. Pour chacun, donne un exemple précis d'œuvre et explique comment l'oralité y est présente
  3. Analyse l'intérêt de cette inspiration pour la littérature africaine contemporaine
  4. Propose une œuvre littéraire congolaise moderne qui pourrait intégrer l'oralité et explique comment
Solution complète
  1. Auteurs et œuvres — 1) Alain Mabanckou (Congo-Brazza) : Dans *Petit Piment*, il utilise le langage oral et les proverbes pour donner une voix aux marginaux de Pointe-Noire. Par exemple, les dialogues sont très vivants, avec des expressions locales et un rythme qui rappelle le parler quotidien. 2) Léonora Miano (Cameroun) : Dans *L'Intérieur de la nuit*, elle intègre des chants et des récits traditionnels pour explorer les traumatismes postcoloniaux. Les personnages utilisent des proverbes et des métaphores pour exprimer leur souffrance et leur quête d'identité.
  2. Exemples précis — Pour Mabanckou : le personnage de Petit Piment utilise des expressions comme 'ça va comme ci comme ça' et raconte son histoire avec des anecdotes qui s'apparentent aux contes. Pour Miano : les chants des femmes dans le roman rappellent les chants de deuil traditionnels, et les proverbes sont utilisés pour critiquer la société postcoloniale.
  3. Intérêt de l'inspiration orale — L'inspiration orale permet à ces auteurs de : 1) Rendre leurs œuvres plus accessibles et authentiques en utilisant le langage du peuple ; 2) Préserver et transmettre des éléments culturels qui risqueraient autrement de disparaître ; 3) Créer une littérature qui parle directement aux Africains, en utilisant leurs codes et références ; 4) Explorer des thèmes universels (identité, mémoire, résistance) à travers des formes locales.
  4. Œuvre moderne proposée — Une œuvre possible serait un roman intitulé *Les Voix du Fleuve* qui raconterait l'histoire d'une famille de Kinshasa à travers plusieurs générations, en intégrant des contes, des chants et des proverbes kinois. Le roman alternerait entre récit écrit et transcriptions de récits oraux, créant ainsi un dialogue entre passé et présent. Par exemple, chaque chapitre pourrait commencer par un conte traditionnel raconté par un personnage, puis développer l'intrigue moderne.

→ Auteurs : Mabanckou (*Petit Piment* : langage oral), Miano (*L'Intérieur de la nuit* : chants et proverbes). Intérêt : accessibilité, préservation culturelle, authenticité. Œuvre proposée : *Les Voix du Fleuve* (roman familial avec contes et chants kinois).

Barème de correction

Deux auteurs avec œuvres précises et bien expliquées2 pts
Analyse de l'intérêt de l'inspiration orale1 pts
Proposition d'œuvre moderne pertinente2 pts

Sources

  1. en.wikipedia.org
  2. doi.org
  3. www.britannica.com
  4. web.archive.org
  5. search.worldcat.org
  6. www.jstor.org
  7. api.semanticscholar.org
  8. www.oralliterature.org
  9. id.loc.gov
  10. www.nli.org.il
  11. islamansiklopedisi.org.tr
  12. lux.collections.yale.edu
  13. unglue.it
  14. www.thetimes.com