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Cet article est à visée éducative. Nous t'encourageons à vérifier avec des sources officielles.

Tu as déjà écouté ton grand-père raconter comment il a traversé le fleuve Congo à la nage pour échapper aux crocodiles ? Ces histoires qui nous font voyager sans bouger de notre banc d'école, c'est ça le storytelling ! En RD Congo, les conteurs de Kinshasa, les griots de Kisangani ou les aînés de Lubumbashi maîtrisent cet art depuis des générations. Aujourd'hui, tu vas apprendre à construire tes propres récits, comme un vrai conteur congolais.

C'est quoi, le storytelling ?

Imagine une soirée dans un village autour du feu. Un vieil homme commence à raconter l'histoire de Mami Wata qui a sauvé un enfant de la noyade dans le fleuve Congo. Tout le monde écoute, suspendu à ses lèvres. Ce vieil homme, c'est un storyteller. En français, on dit "conteur" ou "raconteur". Mais le storytelling, c'est bien plus que ça : c'est l'art de captiver ton auditoire en créant des images dans sa tête. Que ce soit pour enseigner, divertir ou transmettre des valeurs, raconter une histoire est une compétence universelle. Storytelling, c'est le mot anglais pour désigner cette pratique.

Définition du storytelling

En clair : C'est comme si tu transformais une simple phrase en un film dans la tête de ton auditeur.

Définition : Storytelling est une technique narrative qui combine des éléments comme l'intrigue, les personnages et le point de vue pour créer une expérience immersive et mémorable.

À ne pas confondre : Raconter "Hier, j'ai mangé du fufu" n'est pas du storytelling, car il n'y a ni personnage, ni intrigue, ni émotion.

Le storytelling, c'est l'art de faire vivre une histoire à ton auditoire.

Exemple : La légende du rocher de Lubumbashi

Maman Kanyeba, une commerçante de Lubumbashi, raconte chaque soir à ses enfants l'histoire du rocher qui saigne.

  • Il était une fois un rocher près de la carrière de Lubumbashi qui, chaque nuit de pleine lune, laissait couler une sève rouge comme du sang.
  • Les enfants du quartier avaient peur et évitaient l'endroit.
  • Un jour, un vieux mineur a expliqué que ce rocher était en réalité un guerrier transformé en pierre pour avoir protégé son village.
  • Depuis ce jour, les enfants vont toucher le rocher pour se souvenir du courage.
  • Cette histoire explique aussi pourquoi la terre de Lubumbashi est rouge.

Une bonne histoire locale comme celle-ci mélange mystère, émotion et explication du monde qui nous entoure.

À retenir Le storytelling, c'est comme un plat congolais : il faut les bons ingrédients pour que ce soit savoureux !
  • Une histoire doit avoir un personnage principal (même un animal ou un objet !)
  • Il faut une aventure ou un problème à résoudre
  • Le public doit ressentir des émotions
  • La fin doit laisser une leçon ou une morale

Les 3 piliers d'une bonne histoire

Tu veux captiver ton auditoire ? Alors concentre-toi sur ces trois éléments : le personnage, l'intrigue et le point de vue. Sans eux, ton histoire sera aussi plate qu'un fufu mal cuit ! Prenons l'exemple d'un conte que tu connais peut-être : l'histoire de Kibibi et le python du marché de Kisangani. Qui est le personnage principal ? Kibibi, bien sûr ! Quel est son problème ? Un python géant bloque l'entrée du marché. Et le point de vue ? On suit Kibibi dans sa quête pour sauver le marché. Ces trois piliers sont universels, que tu racontes une légende du Parc des Virunga ou une histoire inventée pour ton examen d'État.

Personnage principal

En clair : C'est comme le héros de ton histoire : il doit te faire vibrer, rire ou avoir peur.

Définition : Personnage principal est l'entité centrale d'un récit dont les actions et les choix déterminent le développement de l'intrigue.

À ne pas confondre : Un personnage secondaire comme le vendeur de beignets au marché ne peut pas être le personnage principal d'une grande aventure.

Choisis toujours un personnage principal avec qui ton public peut s'identifier.

Exemple : Le personnage de Mami Wata

Dans les contes du Pool Malebo, Mami Wata est une déesse des eaux qui apparaît sous la forme d'une belle femme aux longs cheveux.

  • Elle est à la fois mystérieuse et bienveillante : elle sauve les pêcheurs en danger mais punit ceux qui polluent le fleuve.
  • Son apparence change selon les versions : parfois elle a une queue de poisson, parfois elle porte une robe blanche.
  • Elle a des pouvoirs magiques : elle peut contrôler les eaux et prédire l'avenir.
  • Les enfants du quartier de Binza à Kinshasa la craignent et la respectent.

Mami Wata est un excellent personnage principal car elle a des caractéristiques fortes et une double nature (bienfaitrice et sévère).

Intrigue

En clair : C'est comme le chemin que tu suis pour aller de ta maison à l'école : tu dois passer par certaines étapes pour arriver à destination.

Définition : Intrigue désigne l'ensemble des actions et des péripéties qui constituent la trame narrative d'une histoire, depuis le déclencheur jusqu'à la résolution.

À ne pas confondre : Dire simplement "J'ai vu un léopard" n'est pas une intrigue, car il n'y a ni développement ni tension.

Une bonne intrigue a toujours un début, un milieu et une fin.

Exemple : L'intrigue du marché de Goma

Un jour, le marché central de Goma est envahi par des milliers de fourmis rouges. Les commerçants paniquent.

  • Début : Les fourmis arrivent en masse, personne ne sait d'où elles viennent.
  • Milieu : Les commerçants tentent de les chasser avec des balais et de l'eau, mais les fourmis reviennent toujours.
  • Climax : Une vieille femme vend des feuilles de neem (un arbre local) et propose une solution.
  • Fin : Les fourmis disparaissent grâce à la poudre de neem, et les commerçants célèbrent la vieille femme.

Cette intrigue crée de la tension et montre comment la sagesse locale peut résoudre un problème.

Point de vue

En clair : C'est comme choisir de regarder un match de football depuis les gradins ou depuis le terrain.

Définition : Point de vue désigne la perspective narrative choisie pour raconter une histoire, déterminant qui raconte et ce que le narrateur sait.

À ne pas confondre : Dire "On a vu un éléphant" sans préciser qui est ce "on" rend l'histoire floue.

Le point de vue influence la façon dont ton public perçoit l'histoire.

Exemple : Trois façons de raconter la même histoire

L'histoire d'un chasseur qui sauve un village des lions.

  • 1ère personne : "Je marchais dans la savane quand j'ai vu les lions. J'ai eu peur, mais j'ai attrapé mon lance-pierre..."
  • 2ème personne : "Tu marches dans la savane et soudain, tu entends un rugissement. Que fais-tu ?"
  • 3ème personne : "Le chasseur marchait dans la savane quand il aperçut les lions. Il prit une profonde inspiration et prépara son arme..."

Chaque point de vue crée une expérience différente pour l'auditeur.

Astuce de conteur congolais Pour choisir ton point de vue, demande-toi : est-ce que je veux que mon public vive l'aventure avec moi (1ère personne) ou est-ce que je veux être un guide qui raconte l'histoire (3ème personne) ?

Techniques pour captiver ton auditoire

Tu veux que ton public retienne ton histoire ? Alors utilise ces techniques inspirées des conteurs de RD Congo. D'abord, commence par une accroche forte : une question, un fait surprenant ou une situation mystérieuse. Ensuite, utilise des répétitions comme dans les proverbes kongo : "Le serpent qui ne change pas de peau meurt jeune". Enfin, termine par une morale ou une leçon, comme le font les aînés après chaque conte. Ces techniques fonctionnent aussi à l'écrit pour ton examen d'État !

Les 5 étapes pour raconter une histoire captivante

Voici la méthode utilisée par les meilleurs conteurs de Kinshasa. Suis ces étapes et tu captiveras même les examinateurs de l'Examen d'État !

  1. Commence par une accroche : pose une question, décris une situation mystérieuse ou lance un fait surprenant. Exemple : "Savais-tu que le rocher de la colline de Binza saigne chaque nuit de pleine lune ?"
  2. Présente ton personnage principal et son problème. Exemple : "Kibibi, une jeune fille courageuse, doit sauver son village de la sécheresse."
  3. Développe l'intrigue avec des obstacles et des solutions. Exemple : "D'abord, elle cherche de l'eau dans la forêt, mais les animaux l'attaquent..."
  4. Ajoute des détails sensoriels : décris les odeurs, les sons, les couleurs. Exemple : "L'odeur de la terre sèche lui brûlait les narines."
  5. Termine par une morale ou une leçon. Exemple : "Comme Kibibi, souviens-toi que la persévérance triomphe toujours des obstacles."

Répète ces étapes jusqu'à ce qu'elles deviennent naturelles.

Erreurs à éviter Voici ce que je vois souvent chez les élèves qui préparent leur examen d'État :
Exemple complet : L'histoire du marché de Kisangani

Tu dois raconter une histoire de 2 minutes pour ton examen d'État. Voici un exemple complet que tu peux adapter.

  • Accroche : "Savais-tu que le marché de Kisangani a une histoire secrète ?" (faits surprenant)
  • Personnage : "Il était une fois une jeune fille nommée Nia qui travaillait comme vendeuse de poisson au marché central." (présentation)
  • Problème : "Un jour, un homme mystérieux lui a proposé d'acheter tous ses poissons pour une somme dérisoire." (tension)
  • Développement : "Nia a refusé, mais le lendemain, les poissons étaient pourris. Elle a compris qu'il s'agissait d'un piège." (obstacle)
  • Climax : "Elle a couru chez la vieille Mama Koko qui lui a donné une feuille de ndole magique." (solution)
  • Résolution : "Avec cette feuille, les poissons sont restés frais toute la semaine et Nia est devenue la reine du marché." (résultat)
  • Morale : "Comme Nia, n'accepte jamais une offre trop belle pour être vraie." (leçon)

Cette structure en 5 étapes te permet de raconter une histoire complète en moins de 2 minutes.

Le storytelling dans la culture congolaise

En RD Congo, le storytelling n'est pas juste un art : c'est une tradition vivante. Les griots de Kisangani, les conteurs de Kinshasa et les aînés de Lubumbashi perpétuent des siècles de savoir-faire. Ces histoires ne servent pas seulement à divertir : elles enseignent l'histoire, les valeurs sociales et même la géographie. Par exemple, l'histoire de la création du Pool Malebo explique pourquoi ce lieu est si important pour le commerce. Et que dire des proverbes comme "Mwana nkisi a banda mwana nkisi" (l'enfant sorcier tue l'enfant sorcier) qui transmettent des leçons de vie ? Ces traditions sont aussi présentes dans les chansons de Papa Wemba ou les contes de la forêt de l'Équateur.

StyleLieu typiqueCaractéristiquesExemple d'histoire
Griot traditionnelKisangani, BandunduChanté, accompagné d'instruments, transmission oraleL'épopée de Mwindo
Conteur de marchéKinshasa, LubumbashiImprovisé, interactif, humoristiqueLes aventures de Kibibi au marché
Légende localeTout le paysExplique un phénomène naturel ou historiquePourquoi le rocher de Lubumbashi saigne
Proverbe illustréÉcoles, villagesCourt, moralisateur, facile à retenir"Le serpent qui ne change pas de peau meurt jeune"
Exemple : Le griot et l'histoire de Mwindo

À Kisangani, le griot Koffi raconte l'épopée de Mwindo, un héros légendaire.

  • Mwindo est né avec une dent et des cheveux déjà poussés : un signe qu'il était destiné à de grandes choses.
  • Son père l'a banni car il craignait sa puissance, mais Mwindo a grandi et est devenu un roi sage.
  • Il a combattu des monstres et a apporté la prospérité à son peuple.
  • L'histoire est chantée avec des instruments comme le likembe (piano à pouces).
  • Elle enseigne le courage, la justice et l'importance de la famille.

Les épopées comme celle de Mwindo montrent comment le storytelling peut transmettre des valeurs et de l'histoire.

Pourquoi c'est important pour toi ? Maîtriser le storytelling, c'est comme avoir une super-pouvoir : tu pourras mieux réussir à l'école, dans la vie professionnelle et même dans tes relations sociales. Les examinateurs de l'Examen d'État adorent les candidats qui savent raconter une histoire de manière claire et captivante. Et dans la vie de tous les jours, tu pourras impressionner tes amis, ta famille et même tes futurs employeurs !

Exercices pratiques pour t'entraîner

Exercice 1 : Crée ton personnage principal

Invente un personnage principal pour une histoire destinée à une enfant de 8 ans. Décris son apparence, sa personnalité et son problème principal.

Solution
  1. Choisis un type de personnage — Commence par décider si ton personnage est un humain, un animal ou un objet magique. Pour une enfant de 8 ans, un animal ou un objet est souvent plus amusant.
  2. Décris son apparence — Utilise des détails concrets : couleur des yeux, taille, vêtements, accessoires. Par exemple : "une petite gazelle avec une robe en feuilles de bananier et des colliers de perles rouges".
  3. Définis sa personnalité — Est-ce qu'il est timide, courageux, malicieux ? Donne-lui au moins une qualité et un défaut. Exemple : "courageuse mais un peu têtue".
  4. Crée son problème — Quel est le défi qu'il doit relever ? Pour une enfant, ça peut être quelque chose de simple comme retrouver un objet perdu ou aider un ami en difficulté.

→ Exemple de réponse : "Nia, une petite gazelle de la forêt de l'Équateur, porte une robe en feuilles de bananier et des colliers de perles rouges. Elle est courageuse mais un peu têtue. Son problème : elle doit traverser la rivière pleine de crocodiles pour aller chercher des fruits pour son grand-père malade."

Exercice 2 : Structure ton intrigue

Décris l'intrigue de l'histoire de Nia en 5 étapes : début, problème, obstacle, solution et fin. Utilise le format suivant : 1. Début : ... 2. Problème : ... etc.

Solution
  1. Début de l'intrigue — Décris la situation initiale. Où est Nia ? Que fait-elle au début de l'histoire ?
  2. Problème — Quel événement déclenche l'aventure ?
  3. Obstacle — Quel est le principal défi que Nia doit surmonter ?
  4. Solution — Comment Nia résout-elle son problème ? Fais appel à son courage ou à une aide extérieure.
  5. Fin — Comment l'histoire se termine-t-elle ? Y a-t-il une leçon à retenir ?

→ Exemple de réponse : 1. Début : Nia vit heureuse dans la forêt de l'Équateur avec son grand-père. 2. Problème : Le grand-père tombe malade et a besoin de fruits spéciaux pour guérir. 3. Obstacle : La rivière est pleine de crocodiles et personne n'ose la traverser. 4. Solution : Nia utilise sa ruse et sa connaissance des plantes pour endormir les crocodiles avec des feuilles magiques. 5. Fin : Le grand-père est guéri, et Nia devient une héroïne respectée. Morale : Le courage et l'intelligence triomphent toujours.

Exercice 3 : Raconte ton histoire

Prépare une histoire de 2 minutes maximum pour ton examen d'État. Utilise les 5 étapes apprises et respecte les critères suivants : 1) Ton histoire a un personnage principal clair 2) Elle a une intrigue avec un problème et une résolution 3) Elle se termine par une morale 4) Tu peux la raconter en moins de 2 minutes

Solution
  1. Écris ton histoire — Note les grandes lignes de ton histoire sur une feuille. Utilise des phrases courtes et des mots simples.
  2. Entraîne-toi à voix haute — Raconte ton histoire devant un miroir ou à un ami. Chronomètre-toi pour vérifier que tu respectes les 2 minutes.
  3. Ajoute des détails sensoriels — Améliore ton histoire en ajoutant des descriptions d'odeurs, de sons ou de couleurs. Par exemple : "L'odeur des mangues mûres flottait dans l'air" au lieu de "Il y avait des mangues".
  4. Prépare ta voix — Varie le ton de ta voix : parle plus fort pour les moments excitants, plus doucement pour les moments calmes. Utilise des gestes pour illustrer ton récit.

→ Exemple de réponse : "Savais-tu que les fourmis rouges de la forêt de l'Équateur peuvent détruire un village entier en une nuit ? Moi, Kibibi, j'ai vécu cette aventure. Un soir, alors que je rentrais du marché de Kisangani avec ma grand-mère, nous avons vu des nuages noirs s'approcher. C'étaient des fourmis rouges ! Ma grand-mère m'a dit : 'Vite, cours chercher de la poudre de neem !' J'ai couru jusqu'à la vieille Mama Koko qui m'a donné une poignée de feuilles séchées. En rentrant, j'ai saupoudré la poudre devant les fourmis. Elles ont disparu comme par magie ! Depuis ce jour, je sais que la sagesse des anciens peut sauver des vies. Morale : Écoute toujours les conseils de ceux qui ont plus d'expérience que toi."

  • J'ai choisi un personnage principal clair et attachant
  • Mon histoire a un problème à résoudre
  • J'ai structuré mon intrigue avec un début, un milieu et une fin
  • J'ai ajouté des détails sensoriels (odeurs, sons, couleurs)
  • Mon histoire se termine par une morale ou une leçon
  • Je peux raconter mon histoire en moins de 2 minutes
  • J'ai répété à voix haute devant un ami ou un miroir
  • J'ai varié le ton de ma voix et utilisé des gestes
  • J'ai vérifié que mon histoire est facile à comprendre
  • J'ai préparé une accroche qui capte l'attention

FAQ : Tes questions sur le storytelling

Tu te poses encore des questions ? Voici les réponses aux interrogations les plus fréquentes que je reçois de mes élèves à Kinshasa, Lubumbashi ou Goma. Si tu as d'autres questions, n'hésite pas à les poser en classe ou à un ami !

  • Est-ce que je peux inventer une histoire ou est-ce que ça doit être vrai ?
  • Comment faire si je n'ai pas d'imagination ?
  • Est-ce que je dois tout écrire avant de raconter ?
  • Comment faire pour ne pas avoir peur de parler devant tout le monde ?
  • Est-ce que je peux utiliser des mots en lingala ou en swahili dans mon histoire ?
  • Combien de temps doit faire mon histoire pour l'examen ?
  • Est-ce que je peux utiliser des gestes et des mimiques ?
  • Comment faire pour que mon histoire soit originale ?
Réponse 1 : Histoire vraie ou inventée ?

Un élève de Lubumbashi demande : 'Dois-je raconter une histoire vraie ?'

  • Tu peux faire les deux ! Les histoires vraies (comme les légendes locales) sont souvent plus captivantes car elles ont une base réelle.
  • Les histoires inventées te permettent plus de liberté et de créativité.
  • Pour l'examen d'État, les examinateurs préfèrent les histoires originales, même si elles sont inventées.
  • L'important, c'est que ton histoire soit bien structurée et captivante.

Invente ou raconte une histoire vraie : l'essentiel est que ton public soit captivé !

Réponse 2 : Et si je n'ai pas d'imagination ?

Un élève de Goma s'inquiète : 'Je n'arrive pas à inventer des histoires.'

  • L'imagination, c'est comme un muscle : plus tu t'entraînes, plus elle devient forte !
  • Commence par modifier une histoire que tu connais déjà. Par exemple, change les personnages ou le lieu.
  • Observe les gens autour de toi : les vendeurs du marché, les chauffeurs de taxi, les enfants qui jouent... Leurs histoires sont déjà des récits !
  • Utilise des objets du quotidien : un téléphone, une chaise, un fruit... et imagine une aventure autour.
  • Demande à tes grands-parents de te raconter une légende. Tu peux t'en inspirer.

L'imagination se travaille comme n'importe quelle autre compétence : avec de la pratique et de la curiosité.

Réponse 3 : Faut-il tout écrire ?

Un élève de Kisangani demande : 'Dois-je écrire mon histoire mot à mot ?'

  • Non, ce n'est pas nécessaire ! Écris juste les grandes lignes sur une feuille : ton personnage, ton problème, ta solution et ta morale.
  • Pour l'examen d'État, tu auras seulement 2 minutes pour raconter. Il vaut mieux connaître les grandes lignes par cœur plutôt que de lire un texte.
  • Tu peux utiliser des mots-clés sur un bout de papier pour te souvenir des étapes.
  • Pratique à voix haute plusieurs fois : ça t'aidera à mémoriser sans tout écrire.

Écris juste les idées principales, puis entraîne-toi à raconter à voix haute.

Retiens ça !

  • Lis ou écoute une légende congolaise ce soir (demande à tes grands-parents)
  • Choisis un personnage principal pour ton histoire de demain
  • Structure ton intrigue en 5 étapes
  • Entraîne-toi à raconter ton histoire à voix haute
  • Demande à un ami de te donner son avis
  • Prépare-toi pour ton prochain cours de littérature
Le mot de la fin Maintenant, tu as toutes les clés pour devenir un excellent storyteller ! Que ce soit pour réussir ton examen d'État, impressionner tes amis ou simplement partager des moments magiques avec ta famille, le storytelling est un super-pouvoir que tu peux maîtriser. Alors, la prochaine fois que tu entendras une histoire autour d'un feu à Kinshasa ou dans une classe à Lubumbashi, souviens-toi : tu peux toi aussi créer des récits qui captiveront ton auditoire. Et qui sait ? Peut-être que dans quelques années, on dira de toi : 'C'est un vrai conteur congolais !'
Pour aller plus loin — Tu veux approfondir ? Voici quelques idées pour pratiquer le storytelling au quotidien.

Ressources utiles

Si tu veux aller plus loin dans l'apprentissage du storytelling, voici quelques ressources accessibles en RD Congo. N'oublie pas que les bibliothèques scolaires et les centres culturels de Kinshasa, Lubumbashi ou Goma ont souvent des livres de contes locaux que tu peux emprunter gratuitement.

Type de ressourceOù la trouver ?Exemple
Livres de contes locauxBibliothèques scolaires, centres culturelsContes et légendes du Congo-Kinshasa
Proverbes et dictonsLivres de grammaire, grands-parents"Mwana nkisi a banda mwana nkisi"
Spectacles de conteursCentres culturels, fêtes localesSoirées contes à l'Institut Français de Kinshasa
Musique traditionnellePlateformes en ligne, CDs locauxChansons de Papa Wemba, Pépé Kallé
Applications mobilesSmartphones, Android/iOSApplications 'Contes d'Afrique'
Le conseil du prof N'attends pas d'avoir fini ce cours pour commencer à pratiquer ! Dès aujourd'hui, écoute une légende de ton grand-père, invente une histoire pour ton petit frère, ou raconte une anecdote à tes amis. Plus tu pratiqueras, plus tu deviendras un expert.
  • Écoute une légende congolaise ce soir et note ses éléments clés
  • Invente une histoire de 2 minutes et raconte-la à un ami
  • Demande à un grand-parent de te raconter une histoire traditionnelle
  • Prépare une mini-présentation de storytelling pour la classe

FAQ

Est-ce que je peux utiliser des mots en lingala ou en swahili dans mon histoire ?

Bien sûr ! Utiliser des mots locaux rend ton histoire plus authentique et captivante pour ton public congolais. Par exemple, tu peux dire "Mama" au lieu de "Maman" ou "Mboka" pour "village". Les examinateurs apprécient aussi cette touche culturelle. Cependant, fais attention à ne pas en abuser : ton histoire doit rester compréhensible pour tous.

Combien de temps doit faire mon histoire pour l'examen d'État ?

Pour l'épreuve de littérature à l'Examen d'État, tu auras généralement 2 à 3 minutes pour raconter ton histoire. Entraîne-toi à chronométrer tes récits pour respecter ce temps. Une bonne histoire de 2 minutes bien structurée vaut mieux qu'une longue histoire mal racontée.

Est-ce que je peux utiliser des gestes et des mimiques ?

Absolument ! Les gestes et les mimiques rendent ton récit plus vivant et captivant. C'est comme ajouter des effets spéciaux à ton histoire. Par exemple, mime le mouvement des vagues si tu parles de la mer, ou fais semblant de tenir un objet si tu décris un outil. Les examinateurs adorent ça car ça montre que tu maîtrises l'art de la narration.

Comment faire pour ne pas avoir peur de parler devant tout le monde ?

La peur de parler en public est normale, même pour les professionnels ! Pour la surmonter, entraîne-toi d'abord devant un miroir ou un ami proche. Ensuite, fais des exercices de respiration profonde avant de commencer. Rappelez-toi : ton public veut que tu réussisses, pas que tu échoues. Et si tu fais une erreur, continue comme si de rien n'était : personne ne remarquera !

Est-ce que je peux inventer une histoire ou est-ce que ça doit être vrai ?

Tu peux faire les deux ! Les histoires vraies (comme les légendes locales) sont souvent plus captivantes car elles ont une base réelle. Mais les histoires inventées te permettent plus de liberté et de créativité. Pour l'examen d'État, les examinateurs préfèrent les histoires originales, même si elles sont inventées. L'important, c'est que ton histoire soit bien structurée et captivante.

Comment faire si je n'ai pas d'imagination ?

L'imagination, c'est comme un muscle : plus tu t'entraînes, plus elle devient forte ! Commence par modifier une histoire que tu connais déjà. Par exemple, change les personnages ou le lieu. Observe les gens autour de toi : les vendeurs du marché, les chauffeurs de taxi, les enfants qui jouent... Leurs histoires sont déjà des récits ! Utilise des objets du quotidien et imagine une aventure autour. Demande à tes grands-parents de te raconter une légende : tu peux t'en inspirer.

Sources

  1. en.wikipedia.org
  2. www.beyondintractability.org
  3. web.archive.org
  4. doi.org
  5. arkarcheology.uark.edu
  6. www.playbacktheatre.org
  7. api.semanticscholar.org
  8. search.worldcat.org
  9. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
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  11. archive.org
  12. books.google.com
  13. anthologystorytelling.com
  14. www.writingforward.com
  15. study.com