Skip to content
Cet article est à visée éducative. Nous t'encourageons à vérifier avec des sources officielles.

Tu rêves d’écrire un film qui fasse vibrer les spectateurs de Kinshasa à Kisangani ? Ou peut-être une pièce de théâtre qui parle aux familles de Lubumbashi ? Découvre comment transformer une idée en scénario percutant, en utilisant des lieux, des personnages et des dialogues qui parlent directement à ton public congolais. Prêt à captiver ton audience ?

1. C’est quoi un scénario ? Et pourquoi en RD Congo ?

Un scénario, c’est comme une recette de cuisine : tu donnes les ingrédients (personnages, lieux, intrigue), les étapes (scènes), et le timing (durée totale). Mais contrairement à une recette, ici tu ne cuisines pas pour toi… tu écris pour captiver des milliers de personnes ! En RD Congo, un bon scénario peut raconter l’histoire d’un pêcheur du Fleuve Congo, d’un étudiant de l’Examen d’État qui se bat pour ses rêves, ou d’une famille de Goma qui se reconstruit après une éruption. Scénario, c’est l’outil magique qui transforme une idée en émotion.

Définition : Le scénario

En clair : Imagine un GPS pour ton histoire : le scénario te dit où aller, quand tourner, et comment faire réagir ton public.

Définition : Texte structuré en scènes, actes et séquences, détaillant les actions, dialogues et indications techniques nécessaires à la réalisation d'une œuvre audiovisuelle ou théâtrale.

À ne pas confondre : Un simple résumé de 5 lignes n'est PAS un scénario : il manque les détails des scènes, les dialogues et le rythme.

Un scénario bien écrit est ton passeport pour faire vivre ton histoire sur scène ou à l'écran.

Le saviez-tu ? En RD Congo, les histoires orales sont une tradition forte. Un bon scénario, c’est comme un conte moderne : il doit garder l’attention du public du début à la fin, comme un griot qui captive son auditoire sous le manguier.
  • Les contes traditionnels congolais durent souvent 30 à 45 minutes : c’est l’équivalent d’un court-métrage !
  • Un public congolais est habitué aux rebondissements : ton scénario doit surprendre sans perdre le fil.
  • Les lieux emblématiques (Fleuve Congo, Parc des Virunga) sont des décors parfaits pour des histoires puissantes.
Exemple : Un scénario inspiré du quotidien congolais

Maman Béa, 45 ans, tient un petit restaurant à Matete (Kinshasa). Un matin, elle reçoit la visite de son neveu, étudiant en 6ème secondaire, qui lui annonce qu’il a échoué à l’Examen d’État pour la deuxième fois. Elle doit le convaincre de ne pas abandonner.

  • Lieu : Restaurant 'Chez Béa' à Matete, un samedi matin.
  • Personnages : Maman Béa (énergique, protectrice), Junior (20 ans, découragé, porte un uniforme scolaire froissé).
  • Début de scène : Junior s’assoit sans un mot, pose son sac par terre. Maman Béa sert du fufu et du poulet moambé en silence.
  • Premier dialogue : Junior murmure 'Je suis nul…' Maman Béa répond 'Nul ? Toi qui as aidé ta petite sœur à avoir 75% en maths ?'
  • Rebondissement : Maman Béa sort un vieux cahier de notes de Junior (classe de 3ème) où il avait eu 80% en français. Junior sourit faiblement.
  • Fin de scène : Maman Béa pose une main sur son épaule et dit 'L’Examen d’État, c’est comme un match de football : parfois tu perds, mais tu reviens plus fort.'

Cette scène montre comment un scénario local peut mêler émotion, humour et réalisme pour toucher le public.

2. Les 5 piliers d’un scénario qui accroche

Un scénario captivant repose sur 5 piliers : une intrigue claire, des personnages mémorables, des dialogues percutants, un rythme bien dosé et un 'hook' (accroche) dès la première scène. En RD Congo, ces piliers doivent s’appuyer sur des réalités locales pour que ton public s’identifie immédiatement. Par exemple, si ton histoire se passe à Lubumbashi, utilise les odeurs de la ville (cuivre, poussière), les sons (motos, vendeurs ambulants) et les défis quotidiens (coupures d’électricité, trafic). Sans ces détails, ton scénario ressemblera à un film étranger doublé… et ça, les spectateurs congolais ne le supportent pas !

Le 'hook' : ton arme secrète

En clair : C’est comme le premier morceau de poisson grillé que tu sens en passant devant un marché : tu t’arrêtes, tu veux goûter !

Définition : Élément d’accroche placé dès les premières minutes (voire secondes) d’un récit, visant à impliquer émotionnellement le spectateur.

À ne pas confondre : Commencer par un long monologue ou une description du décor sans action ni conflit est un anti-hook : le public décroche.

Un bon hook donne envie de continuer… comme un bon titre de chanson qui te donne envie d’écouter l’album entier.

Exemple : Un hook percutant à Kinshasa

Dans un film se déroulant à Kinshasa, la première scène montre un bus de la ligne 100 (Gombe → Matete) qui roule à toute vitesse. Soudain, un pneu éclate. Le bus dérape et manque de peu un enfant qui traverse la route. La caméra se fige sur le visage de l’enfant… puis sur celui du chauffeur, qui réalise qu’il a failli tuer quelqu’un.

  • Lieu : Avenue Kasa-Vubu, un matin de semaine.
  • Personnages : Le chauffeur (30 ans, stressé), l’enfant (10 ans, vendeur de bonbons), un passager (une femme qui prie en lingala).
  • Éléments sensoriels : Bruit des klaxons, odeur de gasoil, chaleur étouffante.
  • Question posée au public : 'Va-t-il réussir à éviter l’accident ?'
  • Émotion : Peur, puis soulagement quand le bus s’arrête net.

Ce hook fonctionne parce qu’il est réaliste, urgent et ancré dans le quotidien des Kinshasais.

Comment créer un hook efficace ?

Voici la méthode en 3 étapes, testée et approuvée par les scénaristes professionnels.

  1. Pose une question immédiate : 'Que va-t-il se passer ?' ou 'Pourquoi cette scène est-elle importante ?'
  2. Utilise un élément visuel ou sonore fort (un cri, une explosion, un silence soudain).
  3. Lie le hook à ton thème central (ex : la résilience, la famille, la justice).

Applique ces étapes et ton public sera accroché avant même le générique de début.

Les 3 erreurs qui tuent ton hook Évite ces pièges pour ne pas perdre ton public dès la première scène.
  • Trop d’infos d’un coup : ne noie pas le spectateur sous les noms de personnages ou les détails du décor.
  • Un hook trop lent : si la première scène dure plus de 2 minutes sans tension, le public décroche.
  • Un hook déconnecté de l’histoire : si ton accroche parle de la pluie à Kisangani mais que le reste du film se passe à Lubumbashi, ça ne colle pas.

3. La structure en 3 actes : ton fil d’Ariane

Tous les grands scénarios suivent une structure en 3 actes : Setup (installation), Confrontation (affrontement) et Résolution (dénouement). En RD Congo, cette structure peut s’adapter à des récits locaux. Par exemple, dans une histoire se déroulant à Goma, l’Acte 1 pourrait introduire une famille qui se reconstruit après une éruption volcanique, l’Acte 2 montrer leurs luttes quotidiennes (trafic, corruption, manque d’eau), et l’Acte 3 révéler leur victoire collective. Sans cette structure, ton scénario ressemble à un chemin sans destination… et le public se perd en route !

La règle des 3 actes — Un scénario efficace se divise en trois parties distinctes, avec des objectifs précis pour chacune.
  • Acte 1 (Setup) : Présentation des personnages, du lieu et du conflit principal. Durée : 25% du scénario.
  • Acte 2 (Confrontation) : Développement des obstacles, des choix difficiles et de la tension. Durée : 50%.
  • Acte 3 (Résolution) : Dénouement du conflit et conclusion. Durée : 25%.

Respecte cette structure et ton histoire sera claire comme de l’eau du Fleuve Congo.

Exemple : Structure en 3 actes pour une histoire à Kisangani

Une jeune femme, Léa, 22 ans, veut ouvrir une bibliothèque dans son quartier à Kisangani. Voici comment sa quête se structure en 3 actes.

  • Acte 1 (Setup) : Léa découvre que son quartier n’a pas de bibliothèque. Elle convainc son oncle (propriétaire d’un terrain) de lui donner un espace. Premier conflit : manque de fonds.
  • Acte 2 (Confrontation) : Léa organise une collecte de livres et d’argent. Obstacles : un rival lui vole ses affiches, la mairie refuse de l’aider. Tension maximale quand un incendie détruit partiellement sa bibliothèque naissante.
  • Acte 3 (Résolution) : Grâce à l’aide de ses amis et d’un donateur anonyme, Léa rouvre sa bibliothèque. Elle devient un symbole d’espoir pour le quartier.

Cette structure montre comment un rêve local peut devenir une histoire captivante.

Comment appliquer la structure en 3 actes à ton scénario ?

Suis ces étapes pour organiser ton histoire comme un pro.

  1. Écris un résumé d’une page de ton histoire et divise-le en 3 parties.
  2. Pour chaque acte, demande-toi : 'Quel est le conflit principal ?' et 'Comment évolue mon personnage ?'
  3. Vérifie que chaque scène contribue à faire avancer l’intrigue ou à développer un personnage.

Une structure claire = une histoire qui captive du début à la fin.

  • Mon Acte 1 présente clairement le personnage principal et son objectif.
  • Mon Acte 2 contient au moins 3 obstacles majeurs pour mon personnage.
  • Mon Acte 3 offre une résolution satisfaisante (pas forcément heureuse, mais logique).
  • Chaque acte a une durée proportionnelle (25% / 50% / 25%).
  • Mon histoire a un thème central qui relie tous les actes.

4. Dialogues qui sonnent vrai : l’âme de ton scénario

Un dialogue, c’est comme un plat congolais : si tu utilises les bons ingrédients (mots, expressions, intonations), ça donne un résultat savoureux. En RD Congo, les dialogues doivent refléter la réalité des villes où se passe ton histoire. À Lubumbashi, les gens parlent plus vite, utilisent des mots swahili ou bemba, et ont un humour direct. À Kinshasa, le lingala domine, avec des expressions comme 'Na mbongo te !' (Je n’ai pas d’argent !) ou 'Mokili na yo ?' (Comment ça va ?). Si tes personnages parlent comme des Parisiens dans un film se déroulant à Goma, ton public ne s’y retrouvera pas. Et pire… il rira de toi !

Dialogue naturel vs. dialogue forcé

En clair : Écoute les conversations dans un bus à Kinshasa : c’est ça, un dialogue naturel !

Définition : Échange verbal entre personnages qui respecte les codes linguistiques, culturels et sociaux du contexte représenté.

À ne pas confondre : Un personnage qui dit 'Je suis extrêmement déçu par ton échec' au lieu de 'Mokili na yo, t’as vraiment foiré !' sonne faux dans un contexte congolais.

Un bon dialogue fait oublier au public qu’il lit… il a l’impression d’assister à la scène.

Exemple : Dialogue réaliste à Lubumbashi

Deux amis, Koffi et Charly, discutent dans un maquis à Lubumbashi. Koffi vient de perdre son emploi dans une mine.

  • Koffi : 'Eh, Charly… Na mbongo te ! Je suis dans la merde.'
  • Charly : 'Nani aye ? (C’est qui le responsable ?)'
  • Koffi : 'Le patron a dit que c’est à cause de la baisse du prix du cuivre. Mais moi, je crois que c’est parce que j’ai refusé de graisser la patte au contremaître.'
  • Charly : 'Mokili na yo… Tu devrais aller voir le syndicat. Ou alors, on peut essayer de vendre des beignets au marché.'
  • Koffi : 'Beignets ?! Toi, tu veux que je devienne vendeur ? Après 10 ans dans les mines ?'
  • Charly : 'Pourquoi pas ? Au moins, tu auras de quoi manger. Et puis, tu connais tout le monde au marché…'

Ce dialogue sonne vrai parce qu’il utilise des expressions locales, des sous-entendus et un rythme naturel.

5 erreurs qui tuent tes dialogues Évite ces pièges pour que tes personnages ne sonnent pas comme des robots.
  • Les personnages qui expliquent tout à voix haute ('Comme tu le sais, je suis ton père…').
  • Les répliques trop longues (plus de 3 phrases sans interruption).
  • Les dialogues sans émotion (pas de colère, joie, tristesse).
  • Les personnages qui parlent tous de la même façon (même accent, même vocabulaire).
  • Les expressions traduites mot à mot ('Je suis très fâché' au lieu de 'Nalingaka mingi !').
La méthode 'DIALOG' pour des dialogues naturels

Utilise ce moyen mnémotechnique pour vérifier la qualité de tes dialogues.

  • D : Durée – Pas trop long, pas trop court.
  • I : Intention – Chaque réplique a un but (provoquer, rassurer, mentir…).
  • A : Accent – Respecte le parler local (lingala, swahili, français congolais).
  • L : Logique – Les personnages réagissent comme dans la vraie vie.
  • O : Originalité – Évite les clichés ('Je t’aime', 'C’est la vie').
  • G : Gestion – Alterne les répliques courtes et longues pour le rythme.

5. Rythme et timing : le secret d’un scénario qui captive

Un scénario lent, c’est comme un trajet en bus de Kinshasa à Goma sans climatisation : tout le monde souffre. Un scénario trop rapide, c’est comme un match de football sans pauses : tu ne comprends rien. Le rythme idéal dépend de ton public. Pour un film d’action, tu peux avoir des scènes courtes (30 secondes à 2 minutes). Pour un drame familial, des scènes plus longues (2 à 5 minutes) permettent d’explorer les émotions. En RD Congo, où les spectateurs sont habitués aux séries TV courtes (30 minutes) ou aux films de 90 minutes, tu dois adapter ton timing. Par exemple, une scène de dispute entre deux sœurs à Goma peut durer 4 minutes… mais elle doit être intense !

Règle de base pour le timing
durée_scène_secondes=duree_totale_minutes×60nombre_de_scenes
Durée moyenne recommandée pour une scène selon son type.
Exemple : Adapter le rythme à ton public

Tu écris un court-métrage de 15 minutes sur une étudiante de l’Examen d’État qui triche à un examen. Voici comment tu organises le temps.

  • Scène 1 (1 min) : L’étudiante entre dans la salle d’examen, nerveuse.
  • Scène 2 (3 min) : Elle voit un camarade copier. Elle hésite, puis décide de tricher.
  • Scène 3 (2 min) : Elle écrit les réponses sur son bras. Le professeur la surprend.
  • Scène 4 (4 min) : Confrontation avec le professeur. Elle avoue tout.
  • Scène 5 (3 min) : Elle est exclue de l’examen. Elle pleure dans la cour.
  • Scène 6 (2 min) : Elle rencontre un ami qui lui dit 'L’échec n’est pas une fin, mais un nouveau départ.'

Ce rythme serré maintient la tension et respecte la durée totale de 15 minutes.

Comment ajuster le rythme de ton scénario ?

Suis ces étapes pour trouver le bon tempo.

  1. Lis ton scénario à voix haute : si tu t’ennuies, le public aussi.
  2. Supprime les scènes qui n’apportent rien à l’intrigue ou aux personnages.
  3. Varie les durées : alterne scènes courtes (action) et longues (émotion).
  4. Teste ton scénario avec des amis : demande-leur à quel moment ils décrochent.

Un bon rythme = une histoire qui respire et captive.

Le rythme, c’est comme la musique

Imagine que ton scénario est une chanson. Les scènes courtes sont comme des refrains entraînants, les scènes longues comme des couplets émotionnels. Si tu mets trop de refrains, ça devient monotone. Si tu mets trop de couplets, ça endort. Trouve l’équilibre parfait !

→ Une bonne histoire, comme une bonne chanson, a un rythme qui donne envie de continuer.

6. Exercice pratique : écris ton premier scénario local

Maintenant, c’est à toi de jouer ! Voici un exercice guidé pour appliquer tout ce que tu as appris. Choisis un lieu emblématique de RD Congo (Fleuve Congo, Parc des Virunga, marché de Kinshasa) et écris un mini-scénario de 5 scènes. Ton histoire doit avoir : un hook percutant, une structure en 3 actes, des dialogues naturels et un rythme adapté. Prêt à te lancer ?

Exercice : Ton scénario en 5 scènes

Choisis un lieu (Fleuve Congo, Parc des Virunga, marché de Kinshasa, campus universitaire de Lubumbashi) et un personnage principal (un pêcheur, un guide touristique, une étudiante, un vendeur ambulant). Écris 5 scènes qui racontent une histoire complète.

  • Un conflit entre deux amis à cause d’un héritage familial.
  • Un défi quotidien (trouver de l’eau, éviter la police, survivre à une éruption volcanique).
  • Une quête (trouver un médicament, retrouver un objet perdu, gagner un concours).
Solution
  1. Scène 1 : Le hook — Écris une scène d’ouverture qui capte immédiatement l’attention. Utilise un élément visuel ou sonore fort (un cri, un objet qui tombe, un dialogue choc).
  2. Scènes 2 à 4 : Développement — Structure ton histoire en 3 actes. Pour chaque scène, demande-toi : 'Qu’est-ce qui change pour mon personnage ?' ou 'Quel obstacle doit-il surmonter ?'
  3. Scène 5 : Résolution — Termine ton histoire avec une scène qui apporte une réponse (même partielle) au conflit principal. Évite le happy end obligatoire : un dénouement réaliste est souvent plus puissant.

→ Ton scénario doit être évalué selon ces critères : hook efficace (20%), structure en 3 actes (30%), dialogues naturels (20%), rythme adapté (20%), originalité (10%).

  • Ma scène 1 accroche le public en moins de 1 minute.
  • Mon histoire a un conflit clair et un personnage principal identifiable.
  • Mes dialogues sonnent naturels (pas de phrases trop longues, pas de clichés).
  • Chaque scène fait avancer l’intrigue ou développe un personnage.
  • Mon scénario a un début, un milieu et une fin logiques.
Corrigé type : Exemple de mini-scénario

Voici un exemple de mini-scénario de 5 scènes se déroulant à Goma, inspiré d’un conflit réel.

  • Scène 1 : Un enfant vend des bananes près du marché de Goma. Un homme en costume lui arrache un régime de bananes et s’enfuit. L’enfant crie 'Mokili na yo !'
  • Scène 2 : L’enfant raconte l’incident à sa mère, qui travaille comme couturière. Elle décide d’aller porter plainte au commissariat.
  • Scène 3 : Au commissariat, un policier corrompu refuse d’enregistrer la plainte à moins qu’elle ne paie. Elle n’a pas l’argent.
  • Scène 4 : Elle organise une manifestation avec d’autres mères du quartier pour dénoncer la corruption.
  • Scène 5 : La manifestation est réprimée, mais un journaliste prend des photos. Le lendemain, l’histoire fait la une des journaux locaux.

Ce scénario montre comment un conflit local peut devenir une histoire puissante, avec un hook fort, des dialogues réalistes et une structure claire.

7. Les outils indispensables pour écrire ton scénario

Écrire un scénario, c’est comme construire une maison : tu as besoin des bons outils. En RD Congo, certains outils sont accessibles (papier, stylo, téléphone), d’autres peuvent t’aider à professionnaliser ton travail (logiciels, applications). Mais attention : un bon scénario ne dépend pas des outils, mais de ton imagination et de ta rigueur. Par exemple, tu peux commencer à écrire sur un simple carnet, comme l’a fait le scénariste de 'Viva Riva !' (même si je ne cite pas ce film, imagine un réalisateur congolais qui note ses idées dans un cahier à Kinshasa).

OutilAvantagesInconvénientsCoût
Cahier et styloSimple, accessible, sans distractionDifficile à modifier, pas de sauvegarde0 FCFA
Word / Google DocsFacile à partager, correcteur orthographiqueFormatage limité pour un scénarioGratuit
CeltxLogiciel spécialisé pour scénaristes, formatage automatiqueCourbe d’apprentissageGratuit (version basique)
Final DraftStandard de l’industrie, outils professionnelsPayant, complexe pour débutants~50 USD/an
ScrivenerOrganisation avancée, gestion de projetsPayant, interface complexe~50 USD (licence unique)
Le conseil du pro Ne te laisse pas paralyser par le choix des outils. Commence avec ce que tu as sous la main (un stylo et un carnet), et améliore-toi au fur et à mesure. L’important, c’est d’écrire tous les jours, même 10 minutes.
3 pièges liés aux outils Évite ces erreurs courantes quand tu choisis tes outils d’écriture.
  • Passer trop de temps à choisir l’outil au lieu d’écrire.
  • Se décourager à cause d’un logiciel trop complexe.
  • Oublier de sauvegarder son travail (perdre 10 pages d’écriture, c’est rageant !).

8. Comment présenter ton scénario comme un pro

Un scénario bien écrit, c’est comme un plat bien présenté : si tu le sers sur une feuille froissée ou avec des taches de café, même le meilleur contenu sera ignoré. En RD Congo, où les opportunités de financement sont rares, la présentation de ton scénario peut faire la différence entre 'on le lit' et 'on le jette'. Un formatage professionnel montre que tu prends ton travail au sérieux. Par exemple, si tu envoies ton scénario à un producteur à Kinshasa, utilise un format standard (police Courier New 12pt, marges de 1 pouce, numérotation des pages).

Format standard d’un scénario
Police:CourierNew12ptMarges:1pouce(2.54cm)toutautourInterligne:SimpleNumérotation:Enhautàdroite,àpartirdelapage2Titre:Centré,enmajuscules,avantlapremièrescène
Voici les règles de base pour formater ton scénario comme un professionnel.
Exemple : Extrait formaté d’un scénario

Voici comment doit apparaître une scène dans un scénario professionnel.

  • FADE IN:
  • MARCHÉ DE KINSHASA – MATIN
  • Un soleil brûlant tape sur les étals de poissons. Des vendeuses crient en lingala. Un enfant, KABUNDA, 10 ans, court entre les tables avec un plateau de bananes.
  • KABUNDA
  • (criant)
  • Bananes ! Bananes mûres !
  • Il trébuche sur une pierre et fait tomber son plateau. Les bananes roulent dans la poussière. KABUNDA reste figé, les yeux écarquillés.
  • FADE TO BLACK.

Ce formatage respecte les standards professionnels et rend ton scénario facile à lire.

Comment formater ton scénario comme un pro ?

Suis ces étapes pour donner à ton scénario l’apparence d’un document professionnel.

  1. Utilise un traitement de texte (Word, Google Docs) ou un logiciel spécialisé (Celtx, Final Draft).
  2. Applique la police Courier New 12pt et les marges de 1 pouce.
  3. Numérote les pages à partir de la page 2.
  4. Relis ton scénario pour corriger les fautes d’orthographe et de grammaire.
  5. Enregistre ton fichier sous un nom clair (ex : 'ScenarioKinshasa_2024.docx').

Un bon formatage = un scénario qui sera lu et pris au sérieux.

FAQ

Est-ce que je dois absolument suivre la structure en 3 actes ?

Pas strictement ! La structure en 3 actes est un guide, pas une règle absolue. Certains scénarios expérimentaux ou artistiques brisent cette structure, mais pour un débutant, c’est un excellent filet de sécurité. Si tu veux sortir des sentiers battus, fais-le après avoir maîtrisé les bases.

Comment trouver des idées de scénarios en RD Congo ?

Ouvre les yeux et les oreilles ! Les meilleures idées viennent du quotidien : une dispute dans un bus à Kinshasa, une histoire de famille à Goma, un défi de survie au Parc des Virunga. Parle aux gens, observe les lieux emblématiques, et note les histoires qui te touchent. Par exemple, un ami m’a raconté comment sa grand-mère a sauvé sa famille pendant une éruption à Goma : c’est une mine d’or pour un scénario !

Combien de temps faut-il pour écrire un scénario ?

Ça dépend de la longueur et de ta méthode. Un court-métrage de 10 minutes peut prendre 1 semaine à un scénariste expérimenté, mais 1 mois à un débutant. Un long-métrage (90 minutes) prend généralement 3 à 6 mois. En RD Congo, où les moyens sont limités, compte plutôt en mois que en jours. L’important, c’est la régularité : écris ne serait-ce que 10 minutes par jour.

Dois-je écrire en français standard ou en français congolais (lingala, swahili, expressions locales) ?

Les deux ! Utilise le français standard pour le formatage et la structure, mais intègre des expressions locales dans les dialogues pour donner du réalisme. Par exemple, écris 'Il a dit : 'Na mbongo te !'' au lieu de 'Il a dit qu’il n’avait pas d’argent.' Le public s’identifiera immédiatement. Attention juste à ne pas en abuser : un personnage qui parle uniquement en lingala dans un film en français standard peut perdre les spectateurs non locuteurs.

Comment savoir si mon scénario est bon ?

Fais-le lire à des amis ou à des membres de ta famille et observe leurs réactions. S’ils décrochent après 5 minutes, c’est mauvais signe. S’ils te demandent 'Et après ?' ou 'Qu’est-ce qui arrive à untel ?', c’est bon signe ! Tu peux aussi comparer ton travail à des scénarios de films congolais ou africains que tu aimes. Enfin, demande-toi : 'Est-ce que cette histoire me touche, moi ?' Si la réponse est oui, tu es sur la bonne voie.

Puis-je adapter un conte traditionnel congolais en scénario ?

Absolument ! Les contes traditionnels sont une excellente base pour des scénarios modernes. Par exemple, le conte 'Le lièvre et l’hyène' peut devenir une comédie sur la ruse et la naïveté dans un quartier de Kinshasa. Assure-toi juste de moderniser les personnages et les dialogues pour qu’ils parlent au public actuel. Tu peux même mélanger plusieurs contes pour créer une histoire originale.

Sources

  1. en.wikipedia.org
  2. writers.uclaextension.edu
  3. www.wga.org
  4. web.archive.org
  5. screencraft.org
  6. www.davidbordwell.net
  7. www.seattlepi.com
  8. www.newsweek.com
  9. www.tvwriter.com
  10. www.janeespenson.com
  11. www.clown-enfant.com
  12. johnaugust.com
  13. www.hollywoodlexicon.com
  14. screenwriting.io
  15. www.hindustantimes.com